L'itinéraire : Tokyo - Kanazawa - Takayama via Shirakawago - Matsumoto - Tokyo pour 18 jours
Un itinéraire qui mêlait anciens quartiers de geishas et de samourais, château historique, randonnée en montagne, balade à vélo dans la campagne et les rizières, un village insolite aux allures de village tout droit sorti d'un roman de fantasy, une ferme originale de wasabi et de beaux écomusées en plein air.
Le gros coup de coeur est pour Takayama, ville au charme fou.
Malgré une fréquentation touristique en hausse depuis 2023, et quelques déceptions à Tokyo dues à la surfréquentation, le charme et la magie opèrent toujours.
Départ de Matsumoto en bus Alpico vendredi matin. Une arrivée dans la gare routière de Shinjuku qui me laisse perplexe. Des indications et des flèches dans tous les sens, sauf pour ce que je cherche. Je trouve finalement la Yamanote line et en arrivant à Ueno je retrouve le chemin qui mène à l'hôtel Apa Ueno Inaricho. Je ne suis pas une grande fan de cet hôtel mais c'est celui où j'ai fini mon voyage en 2023, le quartier est un peu ma madeleine de proust.
J'ai l'après-midi dans Asakusa et je commence par une visite au senso-ji, que je fuis immédiatement. C'est bondé de monde à la queue leu-leu, c'est tout sauf serein. Heureusement, j'ai une to-do list. D'abord je vais admirer tout ce monde depuis le roof top du centre d'information touristique. Je ne suis pas la seule à avoir l'info, il y a aussi beaucoup de monde ici.
Ensuite, en bonne fan de vintage, je veux voir le Asakusa underground street. Effectivement, c'est dans son jus, mais pas grand chose à voir de ce côté là... Si tu passes dans le quartier c'est devant le magasin Matsuya. Franchement, faut pas faire un détour pour ça.
Ensuite, la très bonne idée, c'est de boire une bière Asahi dans la dry room de l'immeuble Asahi. Il faut être patient, c'est tout petit, il faut prendre un ticket et être prêt à faire la queue 1 heure. La vue est dingue, le coucher de soleil au top, ça mérite toute cette attente, et la bière aussi bien sûr.
Pour diner, je trouve une terrasse dans les ruelles autour du senso-ji, là par contre, si je suis ravie de diner à l'extérieur, la bouffe est dégueulasse.
Puis retour au senso-ji pour profiter de l'ambiance nocturne. Il est beaucoup plus beau, tranquille et mystérieux de nuit.
Samedi : il est 9h00, le soleil est presqu'au zenith, il fait déjà trop chaud et j'ai une longue journée qui m'attend.
Je commence par Meiji-Jingu à Harajuku. J'avais envie de ressentir la tranquillité de ce sanctuaire shinto et de sa forêt. Bah c'est raté. Il est 10h00, il y a déjà une foule compacte, ça grouille de partout. L'horreur !
Je trouve refuge dans le petit jardin Gyoen. Les iris sont en fleurs, c'est un peu plus paisible ici. Parce que c'est payant ?
Le Meiji-Jingu m'a bien saoûlée. Je pars dans le petit quartier de Kagurazaka, moins touristique, estampillé quartier français et c'est la pépite de ma journée. J'ai commencé par un déjeuner au Canal Café, la bouffe était dégueulasse mais le lieu est trop charmant, on se croirait dans une guinguette.
Et je me suis baladée dans le quartier, principalement dans la rue principale Kagurazaka dori, c'est une jolie rue commerçante, ambiance décontractée et bobo, plein d'enseignes françaises (Picard, Paul) et des restaus français (La Bourgogne, crêperie La Bretagne...). Tout cela m'a mise en joie.
Là j'avoue que j'ai coupé ma journée en deux. Je me suis trainée jusqu'à mon hôtel me reposer et je suis repartie en milieu d'après-midi pour le Shinjuku bordélique :
Godzilla Head, tellement de monde, difficile de faire une photo sans se faire rentrer dedans.
Le chat 3D, une photo vite fait, mais j'ai facilement passé 20 minutes à filmer les pitreries du chat au risque de me faire marcher dessus. Des gens dans tous les sens, franchement, faut être motivé et pas trop crevé pour supporter ça !!
Juste à côté Omoide Yokocho, deux ruelles photogéniques, il est 18h00, ça sent les brochettes et plein de touristes comme moi sont venus faire les curieux.
Et pour finir cette longue journée, je tente Tokyo Lights, un show lumineux projeté sur la façade des bureaux du Metropolitan Governement. La déception, interdiction de regarder depuis le trottoir, il faut faire la queue pour se retrouver parqués dans un petit espace oppressant. Déçue, je rentre.
Dimanche matin : je consacre ma matinée à arpenter les petites boutiques d'Asakusa. Le butin est maigre, trop de monde, trop chaud. Je préfère écourter et aller sur Haneda où m'attend mon dernier hôtel, le Tokyo Inn Haneda. C'est sur la Keikyu line, station Otori. Super pratique, une navette gratuite va à Haneda T3 le matin.
Lundi matin, c'est la fin. C'est l'heure de dire au revoir au Japon et de prendre le vol JAL pour un retour sur Paris CdG.
Mon histoire de transports ressemble à un sketch. Je suis allée hier au comptoir des bus Alpico dans la gare routière de Matsumoto acheter un billet pour aller à Kamikochi. Le billet qu'on me vend est un billet de bus et n'est valable que pour une partie du trajet: Shin-Shimashima - Kamikochi bus terminal. Comment je fais madame pour aller à Shin-Shimashima ? tu achètes ton billet de train demain matin en gare pour faire Matsumoto - Shin-Shimashima. Tu me suis ? et je voudrais acheter le billet retour madame. C'est pas possible à ce comptoir, il faut acheter sur internet. Olala ! ça commence à faire beaucoup pour une personne fatiguée. Je vais sur internet et là j'achète un billet Kamikochi - Shin-Shimashima + transfert Matsumoto. Ca a l'air compliqué, mais au final tout s'est bien passé.
Donc je monte dans le train à 9h20 qui s'appelle Kamikochi Line, mais qui ne va pas à Kamikochi et ensuite on est bien dirigés vers les bus. Départ du bus Alpico à 10h05, arrivée à 11h00 sur site. Direct, une super nouvelle :
C'est pile là je vais. Est-ce que je dois m'inquiéter ? Surtout que je commence ma balade et que tous les gens que je croise sur le sentier ont une clochette anti-ours, et pas moi !!!!! Je n'ai aucune idée de ce qu'il faut faire si j'en croise un.
Bon j'ai choisi une rando pas trop longue et sans difficulté : Kappa Bridge - Myojin Pond / Myojin bridge (right bank) et le retour par left bank. Avec une pause sandwich à midi. Le Myojin pond est payant. Je m'attendais à quelque chose d'exceptionnel du coup. Juste une longue file d'attente de gens qui posent devant un joli lac aux jolis reflets. Quelques jolis canards à observer et la foule.
J'ai mis environ 3,5 heures sans me presser. Je me suis pas mal ennuyée. Pas grand chose à voir, un pic épeiche et deux singes et des paysages assez monotones. Pour tout t'avouer, j'ai préféré les environs de Kappa Bridge.
Je suis quand même contente de ma journée. Ca me change des villes et des musées, et quand on dit qu'on va dans les alpes japonaises et qu'on ne voit pas l'ombre d'une montagne ni d'un sommet enneigé, ça sent la mytho.
Retour dans l'autre sens avec un bus à 16h00 et un retour à Matsumoto à 17h50. Oui c'est précis parce qu'il n'y a aucun retard. Je rentre me coucher.
Je quitte Takayama avec la compagnie de bus Alpico et j'arrive à Matsumoto vers 14h30. Je check in à l'hôtel Richmond, il fait beau, il fait très chaud. Je suis à Matsumoto pour plusieurs choses, le château, le musée d'art et les oeuvres de Yayoi Kusama, pour la rando en montagne à Kamikochi et aussi pour la ferme de wasabi. Tu vois, pas que des musées cette fois... La ville de Matsumoto est plutôt sympa mais pas très jolie ni très charmante.
Les visites excitantes :
Le château. Il est magnifique, entouré de douves. Il est d'origine puisque jamais détruit ni par le feu, bien qu'il soit tout en bois, ni par l'ennemi. Grâce à l'office du tourisme, j'ai trouvé un bénévole pour me faire un petit bout de visite en anglais. C'était intéressant, puisque comme tous les châteaux japonais, il assez vide et c'est assez déconcertant. Il y a un étage où sont exposées quelques armes, sinon rien ! La structure en bois vaut le coup d'oeil et alors attention, la visite se fait pieds nus et les changements d'étages se font par des échelles, on ne peut pas appeler ça des escaliers vraiment.
Il y a deux petites rues sympas, Nawate dori (la rue des grenouilles) et des terrasses (assez rare au Japon) et Nakamachi dori où on peut voir d'anciens bâtiments (entrepôts, brasseries, commerces) de l'époque Edo, dont une ancienne brasserie à sake, Kurrassic-Kan.
Le musée d'art de Matsumoto abrite quelques oeuvres de Yayoi Kusama, la dame aux petits pois, originaire de la ville. J'étais très excitée mais je suis ressortie un poil déçue, je m'attendais à beaucoup plus d'oeuvres. C'était chouette quand même. J'étais beaucoup plus emballée par l'expo temporaire sur le processus créatif de Mina Perhonen, une marque de mode que je ne connaissais pas.
La ferme de wasabi Daio. Elle se trouve dans la petite ville d'Azumino, à 30 minutes en train, ligne Oito : Matsumoto station - Hotaka. Puis... c'est pas fini, pour rejoindre la ferme c'est 30 minutes de marche, ou un taxi, ou un vélo. J'ai pris le vélo, loué à la boutique en face de la gare. Sous une chaleur de plomb ! J'ai aussi booké la veille une visite guidée avec Matsumoto experience pour ne pas avoir à déambuler dans la ferme sans rien comprendre. C'était top ! Je m'attendais à être déçue, à trouver le site trop commercial, et en fait le guide était intéressant et j'étais en compagnie d'une couple de Boston, qui, comme tous bons américains, trouvent tout génial :). Le lunch était inclus avec wasabi frais à raper. On a aussi terminé l'expérience avec une glace au wasabi chez Mount Desert Island ice cream. Je suis rentrée hyper cuite. La campagne était magnifique.
Le seul petit regret, c'est que les plants de wasabi étaient bâchés pour les protéger de la chaleur et du soleil.
Ce que je n'ai pas eu le temps de faire, un peu la flemme aussi, c'est le musée des estampes UKiyo-e, un peu loin lui aussi.
Et pour ma petite rando à Kamikochi, je vais faire un article à part.
J'arrive à la gare routière de Takayama, j'ai 5 minutes de marche jusqu'à mon hôtel. Accroche-toi pour le nom à rallonge : Spa hotel alpina hida takayama. Il a connu sans doute connu ses heures de gloire dans les années 80, c'est vieillot mais ça va. Le onsen est pas mal.
Qu'est-ce qu'on fait à Takayama ?
On flâne dans les petites rues du quartier historique de Sanmachi. Si tu fais abstraction de la horde de touristes qui flânent eux aussi, c'est charmant. Le quartier est composé de maisons en bois sombre, anciennes machiyas (shop houses) datant de l'époque Edo. C'est plein de boutiques, ça déborde de souvenirs, de bouffe et de sake. Oui, il y a des brasseries de sake où tu peux faire des dégustations.
Tu peux visiter certaines maisons. Pour ma part j'ai visité Kusakabe House. Elle est relativement intéressante, s'il faut en visiter une c'est celle-ci, la moins vide :)
Le clou du spectacle, pour ma part, c'est le long de la rivière Miyagawa et des canaux et petits ponts. Je ne m'en lasse pas.
S'il pleut ou pas d'ailleurs, il y a les anciens bureaux et appartements du gouverneur datant de l'époque Edo. C'est assez grand, il y a pas mal de choses à voir et à lire. Je dirais à faire s'il pleut ou qu'on a beaucoup de temps à tuer ou qu'on est féru d'histoire féodale japonaise.
Il y a le Museum of history and art, pas inintéressant. C'est assez grand, un peu décousu. Pareil, s'il pleut etc.
Je te recommande vivement d'aller au Sakurayama Hachimangu shrine pour visiter le Takayama Festival Floats exhibition hall où tu en apprendras plus sur les magnifiques chars qui défilent pendant le Matsuri
Et pour visiter avec un billet combiné avec le Sakuayama Nikkokan, un espace où est présenté la maquette en bois du sanctuaire shinto de Nikko Toshuo-gu, qui se trouve à Nikko comme son nom l'indique et qui me donne furieusement envie d'aller voir ça de plus près.
Parce que j'aime le vintage, j'ai adoré les deux musées rétro :
Hida Takayama Retro museum où tu as essentiellement des jeux anciens. Moi j'ai fait un flipper, mais j'ai vu des vieux enfants beaucoup s'amuser avec des vieux jeux d'arcade.
Le Showa museum est aussi très ludique, une rue des années 50 à 80 est reconstituée avec ses boutiques et objets vintage. J'aurais pu y passer un temps fou, s'il n'y avait pas eu un débarquement de scolaires en vadrouille, complètement surexcités.
Et si tu veux aller jusqu'au bout de l'expérience, il y a aussi une boutique en ville avec des objets vintage.
Pour se fatiguer un peu plus, il y a une boucle sur les hauteurs de la ville où on peut voir une succession de petits temples et sanctuaires, Higashiyama walking course, pas fait en entier, mais ça m'a occupée 2 bonnes heures. Quelques escaliers, mais chemin facile à parcourir et relativement bien balisé.
A 10 minutes en bus, il y a le très beau musée en plein air de Hida No Sato. Ca c'est si tu as adoré Shirakawago et que tu en redemandes ou bien que tu n'as pas eu le temps d'aller à Shirakawago et que tu veux voir les fameuses maisons en toit de chaume. Le musée est super bien fait, super intéressant. Il y a plein d'explications sur l'architecture des maisons, la vie et les tâches quotidiennes des paysans de la région, les outils qu'ils utilisaient, la culture des vers à soie... En plus, il y avait les répétitions du Takayama Jazz Festival. Parfait pour m'occuper toute une matinée.
Alors, je t'explique l'objectif de ma journée, faire d'une pierre trois coups : quitter Kanazawa, faire un stop à Shirakawago (village principal de Ogimachi) et rejoindre Takayama.
Shirakawago est célèbre pour ses maisons de style gassho-zokuri, toits de chaume pentus (il y a beaucoup de neige en hiver) en forme de mains jointes. Classé au patrimoine mondial de l'Unesco.
L'aventure a commencé il y a un mois quand j'ai voulu réserver mes billets de bus. Je suis allée sur le site internet de Nohi Bus, j'ai lu toute la littérature et j'ai rien compris. J'ai réussi, je crois, à réserver la première partie du voyage, j'ai payé, j'ai reçu un mail qui ressemble à tout (surtout à un torchon) sauf à un ebillet. J'ai imprimé parce que soi-disant ils n'acceptent que les "billets" imprimés et quand j'ai voulu réserver la deuxième partie du voyage, j'ai pas trouvé. Ca m'a bien agacée, du coup je suis allée sur le site 12Goasia et j'ai trouvé un billet retour mais "non reserved". Bon... le billet que je reçois ne ressemble pas du tout au premier. Je te raconte tout ça pour te dire que j'étais pas hyper sereine sur ce trajet. En plus de ça, c'est la journée où ils annoncent de la pluie.
Départ à 9h10 pétantes de la gare routière de Kanazawa (West exit, platform 4), le conducteur est content quand je lui présente mon torchon, heu... mon billet. Mon backpack va en soute. Le car est plein. Et on arrive au village d'Ogimachi vers 10h30. Là, il faut que je me débarrasse du backpack. Les lockers sont complets, on doit faire la queue devant une autre consigne, régler selon le nombre d'heures de stockage. Et c'est parti !
Il y a un monde fou ! Des groupes de toutes les nationalités, des gens excités qui visitent au pas de course... tout ce que je déteste. La magie opère quand même parce le village est diablement mignon.
Je visite la première maison sur le trajet, Wada House. On est la queue leuleu, pas passionnant. Tu verras qu'au Japon, il y a des maisons à visiter et à chaque fois c'est assez dépouillé, il n'y a pas grand chose à voir, ça peut être frustrant. Ici, il y a des objets du quotidien et des outils. Ensuite je visite Nagase House, pareil. Là je dis stop aux maisons, c'est une décision facile car la moitié sont fermées aujourd'hui :)
Alors, tu as l'impression d'être chez Disney, mais des gens vivent vraiment ici et travaillent. L'attraction du matin, le gars qui retourne sa parcelle de rizière et ceux qui refont le toit de chaume.
Après déjeuner, je trouve qu'il y a moins de monde, les gens sont calmés, la chaleur-moiteur diabolique (?), je les retrouve qui lèchent leur glace. Ca, c'est l'envers du décor.
Et il me reste 2 heures à tuer. Je vais au musée en plein air Minka-en de l'autre côté de la rivière. Ils ont réuni ici 25 bâtiments de la région, maisons, hangar, moulin... qui étaient voués à disparaitre, soit à cause de la construction d'un barrage, soit abandonnés. Le site est beau, arboré, fleuri, bien balisé, on peut entrer dans la plupart des bâtiments à condition d'enlever les chaussures, il y a quasiment personne. Le bon plan de cette journée !
Je retourne de bonne heure chercher mon backpack, le "non reserved" ne me met pas en confiance. J'ai bien fait parce qu'il y a un monde fou qui fait la queue, le j'ai confirmation que "non reserved" = 1er arrivé, 1er servi. Je monte comme prévu dans le car de 15h15, direction Takayama.
Quelle journée de dingue !
Alors ? Shirakawago, go or not go ? Ben ,go quand même.
Samedi matin : j'ai renoncé à mon programme ambitieux (les jardins autour du palais impérial) et je me suis concentrée sur le petit déjeuner. Je check out à 10h30, j'ai quelques pas à faire pour atteindre la grande gare de Tokyo, comme la vie est bien faite ! Je fais la queue quelques minutes au comptoir JR, j'achète un billet de shinkansen Hakutaka direction Tsuruga, non reserved seat, c'est un peu moins cher. Le meilleur dans le shinkansen, c'est quand même le bento, ça ressemble à une pochette surprise, pris un peu au hasard ! Le voyage se passe bien.
Arrivée Kanazawa vers 14h20, soleil radieux. 20 minutes de marche et je trouve mon hôtel, Onyado Nono. Jolie chambre de style japonais, le onsen est canon. Mais l'ambiance est très japonaise, c'est plein de dos and don'ts, une liste de règles longue comme une feuille A4, à peine arrivée je dois enlever mes chaussures pour les mettre au casier, le sac encore sur le dos. Bon, je vais apprendre tout ça par coeur...
Samedi après-midi : je file direct vers le magnifique jardin Kenrokuen, en passant par l'enceinte du château.
Le Kenrokuen est classé 3eme plus beau jardin du Japon. Je ne suis pas toute seule, c'est blindé de touristes. La réputation n'est pas volée, le jardin est incroyable, très arboré, des plans d'eau, un étang, des lanternes... peu de fleurs en cette saison, quelques azalées (c'est déjà la floraison à Tokyo, ici c'est timide).
Dans l'enceinte du jardin on peut visiter le musée d'artisanat (pas vu) et la villa Seisonkaku, une belle maison qui date de la période Edo avec de beaux panneaux peints, une exposition d'objets, et surtout plein de poupées assez flippantes à regarder. Pas de photos autorisées à l'intérieur.
A la sortie du jardin, je me dirige vers le musée d'art moderne. OMG quelle déception ! Pas grand chose à voir dans les expos permanentes, c'est très pointu, franchement la voiture frigo, le film sur les performances d'un artiste barré qui danse à moitié nu dans le monde entier les yeux révulsés, déçue par la piscine... Bon, tu vas me dire, qu'il faut rester ouvert d'esprit et s'intéresser à tout.
Dimanche : tu veux savoir comment j'ai dormi ? mal ! Lit dur, comme tous les lits japonais, oreillers durs, comme tous les oreillers japonais.
Ma morning routine : petit déjeuner au Doutor Coffee, c'est une chaine, café et sandwich au jambon, ma madeleine de proust, c'est dans cette chaine de cafés que je petit déjeunais pendant mon périple en 2023.
Ce matin, je vais d'abord au centre d'information touristique pour qu'on m'aide à réserver ma visite de demain au Ninja temple. Ensuite je vais au Oyama Jinja, petit sanctuaire shinto extrêmement joli. La porte d'entrée est très originale de style européen.
Dans le prolongement du sanctuaire, il y a un pont qui enjambe une route et qui mène au château et au joli jardin Gyokusen. Il ne se visite pas, il s'admire.
C'est presque l'heure de déjeuner. Je marche jusqu'au Omicho market. Il est couvert, il a un petit côté vintage. C'est un marché aux poissons et produits de la mer, il y a des primeurs, des restaurants, on peut acheter des bentos à emporter et on peut aussi s'acheter une chemise hawaiienne. Voilà ! je pensais craquer sur de la vaisselle...
Ce dimanche après-midi, direction Kazue Machi, le petit quartier d'anciennes maisons de thé. C'est quelques ruelles très étroites le long de la rivière Asano, vraiment charmant.
C'est l'un des 3 quartiers d'ochayas de Kanazawa.
De l'autre côté de la rivière, c'est le quartier Higashi Chaya, l'un des 3 quartiers de gesishas, mais c'est le plus touristique et le moins tranquille. La foule est un peu pénible mais quand même très joli.
Pour échapper à la cohue, je me suis offert un petit dessert au matcha chez Hayuwa avec vue sur la maison rouge. Et une "visite": Shima house, une maison de thé bien charmante, pas le droit de prendre des photos de l'intérieur, dommage.
Je suis cuite, je rentre profiter du onsen de mon hôtel.
Lundi : je t'ai dit que j'ai réservé ma visite au Ninja temple, Myouryuji. J'y vais en bus pour m'économiser un peu. Je m'attendais à une visite un peu confidentielle. C'est en fait une véritable usine qui brasse des groupes de touristes. Il y a plein de règles à respecter, des consignes à lire, on visite par petits groupes, en japonais, ça va très vite, il faut à la fois regarder les gestes du guide et lire la traduction, pas de photos à l'intérieur, le tout au pas de charge. Est-ce que j'ai aimé la visite ? curieusement oui. Pour résumer c'est un temple, plutôt un poste "fortifié", plein d'escaliers, salles secrètes, trappes, puits, pièges... La visite est plutôt intéressante.
Je suis dans le quartier de Teramachi, le quartier des 70 temples. Je te rassure, je ne vais pas m'épuiser. Je vais juste voir le Korinji qui se trouve à côté du ninja temple. Au Korinji, on fait des voeux : le petit jardin est composé de statues dont celles représentant des signes du zodiaque chinois... et il y a aussi une collection de masques Noh. Ce temple est du coup assez original.
J'arrive ensuite dans le quartier de Nishi Chaya, le 3eme quartier de geishas de la ville. Ca se résume à une rue. J'étais un peu dépitée. J'ai fait un stop pour déjeuner dans le musée des poupées, que je n'ai pas visité. J'ai pris un menu avec une petite originalité : un toast de pain de mie japonais façon pain perdu avec une sauce au sake. Miam.
Je file vers l'ancien quartier des samourais, Nagamachi. Quelques ruelles étroites, un système de canaux et petits ponts, des murs en terre, des tuiles vernissées noires... gros coup de coeur.
Je visite la maison Nomura. Quelques pièces, un mini jardin avec un bassin et de grosses carpes coi. C'est joli, dommage qu'il y ait autant de monde.
Ensuite je m'arrête à la maison Takada. Il ne reste qu'une pièce et l'étable. C'est lundi, la plupart des sites sont fermés, je reviendrai demain matin. Pour finir de me combler j'entre dans les boutiques et je me mange une glace au matcha. Il fait chaud, mais je rentre à pied.
Mardi matin : je retourne dans le joli quartier des samourais. A 10h il fait déjà une chaleur torride. Je commence par le jardin Sendake. C'est la descendante d'un samourai qui fait la visite. Il y a une particularité ici, on entend l'eau chanter. Je ne t'en dis pas plus, il faut y aller.
Ensuite j'enchaine avec le Shinese memorial hall où est exposée une ancienne pharmacie chinoise, le billet est couplé avec le musée Maeda Tosanokamike Shiryokan, franchement à moins d'être archi fan de samourais... Puis je conclus ma matinée avec deux maison musée, Ashigaru Shiryokan.
Je me traine jusqu'à Omicho market pour manger du poisson cru et je vais faire mes repérages pour prendre le bus demain à la gare routière. J'en profite pour faire les boutiques de la gare. Ca me démange d'acheter !
Je rentre à l'hôtel pour un après-midi off (lessive, courses, backpack). Voilà pour Kanazawa.
Un vol direct avec Japan Airlines mercredi 13, une arrivée à Tokyo Haneda jeudi 14 début de soirée. Tout s'est bien déroulé, vol, arrivée, QR code sur l'appli Visit Japan Web, la recharge de ma Suica pour prendre les transports. Le train Keikyu et le transfert en métro un peu moins marrant. Heure de pointe, rames bondées, infos difficilement compréhensibles. Après 14h de vol, ma patience commençait à baisser. Et arrivée à Tokyo Station, Google maps ne voulait vraiment pas que je trouve l'entrée de mon hôtel. Argh, que ça m'agace de tourner en rond !
Finalement, j'ai fait mon check-in au Monte Hermana. Je suis ressortie vite fait pour manger mes ramens et je comptais sur une petite pilule pour dormir histoire de me mettre en forme vendredi (parce que oui on est déjà jeudi soir) et quand ça veut pas... j'avais oublié combien les lits et les oreillers sont durs dans les hôtels japonais. Là, j'ai un confort sur une échelle de 0 à 10 proche de 0.
Vendredi : le programme est ambitieux après cette petite nuit de m**** où j'ai à peine dormi et choppé un bon torticolis. J'attaque avec courage ma journée à Azabudai Hills et Roppongi. J'ai mis le réveil parce que j'ai rendez-vous au TeamLab Borderless à 9h00. Cet endroit est dingue ! J'ai bien fait d'arriver tôt, quand je suis sortie 2h30 plus tard, il y avait beaucoup trop de monde.
Ensuite, je suis allée à la Tokyo Tower à pied pour prendre quelques photos et déjeuner dans leur food court. J'ai mangé mon premier curry japonais. C'était peut-être bien le dernier. Pas cher, pas terrible. Je n'ai pas payé l'accès aux observatoires, je préfère profiter de cette belle journée pour me promener.
C'est pas fini ! Il fait un temps canon, je décide de marcher jusqu'à Roppongi Hills. Mon objectif, le Mori art center gallery et le Mori art museum. En arrivant, j'ai vu maman :), la statue de Louise Bourgeois.
j'ai visité l'expo temporaire sur la naissance du kawaii. Comme son nom l'indique c'était bien mignon, mais tout en japonais malheureusement.
Je suis bien crevée, je m'épargne la visite du musée, je ne suis pas allée aux observatoires et à la place, je suis allée me reposer aux Mohri gardens.
Tu penses que j'ai terminé ? Nan, je continue à pied pour aller voir le beau National art center où je m'offre une boisson en terrasse plutôt qu'une visite d'expo temporaire.
Je fais le chemin inverse en métro pour retourner à Azabudai Hills et faire quelques photos de l'architecture de Garden plaza et Central green avant de rentrer. J'ai quand même fait une belle journée 9h00-16h00 pour quelqu'un qui n'a dormi que 3 heures.
Là tu te dis, elle est enfin rentrée à l'hôtel la zinzin des visites, elle doit être calmée. Je me suis reposée quelques minutes avant de détailler mon programme du lendemain matin et de réaliser que c'est totalement délirant. Au lieu de mettre le réveil super tôt et d'aller m'épuiser demain matin du côté de Marunouchi et des jardins du palais impérial, je ressors pour aller admirer la belle façade de la gare de Tokyo côté Marunouchi et je renonce aux jardins demain.
La gare date de 1914, elle est en briques rouges et je dois encore faire un peu de gymnastique pour l'apercevoir, je n'ai pas trouvé de passage à travers la gare, j'ai fait tout le tour, il me restait encore un peu d’énergie. Je suis d'abord allée sur le roof top de l'immeuble Kitte, puis je me suis incrustée dans l'immeuble Shin-Marunouchi au niveau de la terrasse des restaurants pour voir la gare de face. Au soleil couchant c'était vraiment très beau.
Je te rassure, j'ai fait mes petites courses pour diner sagement dans ma chambre, je suis rentrée et je n'ai plus bougé.
Si c'est ta première visite, bienvenue. Tu arrives sur un blog de voyages consacré à l'Asie où je partage mes aventures et mésaventuressous forme de carnets de bord. L'objectif c'est de te faire voyager, de t'aider à préparer ton prochain périple et de t'amuser un peu. Voyageuse solo, sac au dos, petit budget : autant dire que les petites galères ne manquent pas.
A l'origine, ce blog a été créé pour permettre à mes proches de me suivre lors de mon premier tour d'Asie en 2011. Petite précision de lecture, il se lit à l'envers de la dernière page (l'aventure commence en page 32 avec les préparatifs du tour d'Asie) du bas vers le haut. Dans le menu de droite, tu trouveras les carnets de voyage par pays et par année. Pour une meilleure lecture, il vaut mieux l'ouvrir depuis un PC et non un téléphone. Sur téléphone, le texte est noyé dans la pub, on comprend rien. Désolée pour la pub, ce n'est pas un choix personnel, c'est imposé par Overblog. Tu peux utiliser un add block si tu veux.
Je mets régulièrement le blog à jour, n'hésite pas à renouveler tes visites.
Je te fais un point météo avant mon départ : c'est marée haute, gros coefficient, le joli jardin du Dusita est inondé d'eau de mer, c'est passé par dessus la petite digue. Pang, le patron du Dusita, me dit, c'est bien avec Boonsiri, le catamaran c'est plus stable. Je me dis, mais de quoi il parle ?
J'ai acheté mon "package" retour auprès de mon hôtel sur Ko Kood. Dimanche matin, 8h15, pick up en songthaew jusqu'au Ao Salat Pier. Il est 9h quand on arrive, une queue pas possible au guichet pour récupérer l'étiquette bagage et changer le voucher contre le billet. Il y a de l'eau partout. On monte dans le bateau, ça tangue dejà pas mal. Distribution des petits sacs à vomi. Et dès le départ c'est les montagnes russes, le tape-cul, enfin appelle ça comme tu veux, les gens crient, vomissent, une italienne fait ses prières. Une heure à serrer les fesses, c'est long ! Arrivée à Trat, on est emmenés au comptoir Boonsiri et dispatchés en fonction de notre destination. Bus pour Bangkok à 10h50 avec un stop à l'aéroport de Suvarnabhumi. Arrivée dans Khao San Rd vers 18h30. Avec un beau coucher de soleil sur la sky line de Bangkok.
Je pars à pied pour rejoindre mon hôtel, au pif parce que je n'ai plus de batterie, donc pas de plan. Mon idée de départ était bonne, je suis dans le bon quartier, par contre personne ne connait le Baan Kachitpan ! Après avoir pas mal tourné, une gentille dame du quartier m'emmène jusqu'au portail. Un dédale d'allées, plein de chats, plein de SDF aussi. Bien planqué.
J'ai passé ma dernière soirée chez Madame Musur à regarder les passants passer. Une soirée tranquille et feutrée.
Ça fait longtemps que je veux tester cet hôtel, Baan Kachitpan, vieille maison de charme, en bois. La déception !!! J'ai l'impression d'avoir passé la nuit dans la chambre de mes voisins, on aurait été dans un dortoir, le résultat aurait été le même. 2 douches à l'eau froide. Je suis d'une humeur de dogue ! Le petit déjeuner, un curry rouge bien bon, me redonne un peu de courage. Je commande un Grab qui me décommande, j'en commande un 2ème qui me voit un peu en stress, il prend sa mission très au sérieux, un vrai pilote de formule 1. Il a eu un bon pourboire.
Vol AF de 11h30, nickel.
Voilà, les 17 jours ont passé trop vite, c'était chouette, je n'ai vu que des coins que je ne connaissais pas, c'était assez équilibré, entre ville, petit bled, nature, culture et une belle île. Encore un beau voyage !